Effets du bruit sur l’audition

Définition du bruit

Le bruit n’est rien d’autre qu’un son, mais ce son se distingue par le fait qu’il est indésirable. Par exemple, pour une personne, la musique rock est un son tandis que pour une autre, elle est un bruit.

Le bruit peut être continu, variable, intermittent ou impulsif. Un bruit continu est un bruit qui demeure constant et stable. Un son intermittent, pour sa part, fait place à des silences entre les différentes présentations du dit bruit. Un bruit impulsif ou d’impact est un bruit court résultant d’un choc entre deux objets ou d’une explosion. Le bruit impulsif, ou le bruit d’impact, peut atteindre pour une fraction de seconde un niveau de 120, 130 ou même 140dB; ce qui est extrêmement fort ! De plus, au travail, les différentes activités ou les différentes sources de bruit peuvent varier dans le temps. Il est important de tenir compte de la nature des bruits puisque, dépendamment de celle-ci, l’impact sur l’audition sera plus ou moins grand. En effet, les scientifiques rapportent que les bruits continus, même s’ils sont un peu moins forts que les bruits intermittents, sont plus dévastateurs pour l'oreille. D’autre part, les bruits d’impact seraient plus dommageables que les bruits continus à une intensité égale. En effet, les travailleurs exposés à des bruits d’impact présentent des pertes auditives de degré plus important que les travailleurs exposés à des bruits continus de même niveau d’énergie.

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Les décibels

Pour quantifier la force d'un bruit, on utilise l’échelle des décibels (dB). Cette échelle permet de mesurer la force, c'est-à-dire l’intensité du bruit. Plus un bruit sera fort, plus le nombre de décibels qui lui sera associé sera élevé.

L’oreille humaine a la capacité de percevoir une très grande variété d'intensités (forces des sons). Le son le plus fort que l'oreillle puisse supporter est environ 1000 milliards de fois plus intense que le son le plus faible qu'elle puisse détecter. Afin de faciliter la manipulation de ces chiffres, l'échelle des décibels (dB) a été inventée. Elle permet de ramener de 0 à 120 dB l'étendue des intensités que notre oreille peut percevoir. Le 0 dB correspond à la plus petite intensité détectable par l'oreille humaine alors que 120 dB correspond à l'intensité la plus forte que nous puissions entendre avant de ressentir de la douleur.

Parce que le décibel est une échelle réduite, l'addition des niveaux est différente d'une addition normale. Ainsi, si une machine à laver produit 70 dB et que nous ajoutons une deuxième machine identique, le total de bruit produit ne sera pas de 140 dB, mais bien de 73 dB. Quand le niveau quadruple, on ajoute 2 fois 3 donc au total 6 dB. Quand le niveau est huit fois plus fort, on ajoute 3 fois dB donc au total 9 dB. Un différence de 10 dB correspond à une force de son 10 fois plus forte.

Enfin, l'oreille humaine n'entend pas tous les sons avec la même force. Il a fallu adapter l'échelle des décibels pour tenir compte des particularités de l'audition humaine. C'est l'échelle des dB(A) qui est utilisée pour mesurer la force du bruit quand celui-ci affecte des populations humaines. Le thermomètre des sons de l'environnement donne des exemples de la force mesurée en dB(A) pour différentes sources de bruit.




N.B. : Chaque niveau peut varier tout dépendant de la distance à laquelle vous êtes de la source.

Comment découvre-t-on si le bruit pose un problème sur les lieux de travail?

Voici des indices pour tenter de savoir si votre milieu de travail comporte des risques pour votre audition :
• bruits plus forts que celui d'une circulation routière intense
• nécessité d'élever la voix pour se faire entendre à un mètre (3 pieds) de distance
• nécessité de monter le volume ordinaire de la radio pour bien l'entendre après un quart de travail
• difficultés à communiquer

Par contre, il est plus précis et judicieux de faire appel à un audiologiste apte à mesurer le bruit dans votre milieu de travail et à évaluer votre audition.

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La fréquence 1


La fréquence correspond au nombre de fois qu’une onde se produit pendant une seconde; elle s’exprime en hertz (Hz) ou en cycle par seconde (c/s). Sur le plan perceptif, la fréquence est le paramètre qui permet de distinguer les sons d’après leur intonation. En d’autres termes, la fréquence produit la sensation de la hauteur des sons : «aigu» se dit d’un son de haute fréquence, et «grave» d’un son de basse fréquence. Par exemple, un son pur – c’est-à-dire un son composé d’une seule fréquence – de 300 Hz est un son grave, comparativement à un son de 3000 Hz, perçu comme beaucoup plus aigu. Les sons purs existent rarement dans l’environnement naturel. Les sons produits par certains instruments de musique présentent des variations périodiques, appelées harmoniques, qui accompagnent un son pur fondamental. La plupart des sons courants dans l’environnement comprennent un ensemble de composantes sonores de plusieurs fréquences. Par exemple, la voix parlée se caractérise à la fois par des sons de basse fréquence, associés aux voyelles, et par des sons de fréquence moyenne et élevée, associés davantage aux consonnes. La plupart des bruits industriels constituent également des sons complexes.


La zone d’audition la plus efficace de l’oreille humaine correspond à la plage des fréquences allant de 500 Hz à 4 000 Hz. Toutefois, l’oreille humaine peut percevoir des sont dont la fréquence se situe entre 20 Hz et 20 000 Hz. Les sons de fréquence inférieure à 20 Hz, les infrasons, peut être perçus sur la peau comme des vibrations; ceux ayant une fréquence supérieure à 20 000 Hz sont ultrasons



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Références

1: Trottier, M., Leroux, T. & Deadman, J.E. (2004) Le bruit. Dans Association québécoise pour l’hygiène, la santé et la sécurité du travail, Manuel d’hygiène du travail : Du diagnostic à la maîtrise des facteurs de risques, Mont-Royal, Modulo-Griffon, p.159-183.

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• Tapageur (2003). «Professeur d’éducation physique atteint de surdité professionnelle», vol. 1, no 5 (septembre), p.2.

• Tapageur (2003). «Les jouets bruyants: pas «décibels» bébelles!», vol. 1, no 6 (novembre), p.2

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• Hétu, R. (1985). La perte d’audition temporaire. École d’orthophonie et d’audiologie de l’Université de Montréal, p.12-26.

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• Pourbakht, A. et Yamasoba, T. (2003). Cochlear damage caused by continuous and intermittent noise exposure. Hearing research, 178, 70-78.

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• Yost, W.A. (2000). Fundamentals of hearing: an introduction, 4e edition, San Diego, Academic Press, 349 p.



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